Login
No account yet? Register

MERC Call for Proposals


Research Awards Competition

Call for Proposals

December 2011

MERC is pleased to announce the 11th round of research awards and invites proposals from qualified
researchers. Deadline for receiving proposals in their final format is 15 November 2011. While open to all
research ideas and topics, the program encourages proposals that apply rigorous social science methodologies
and theories particularly in the following areas:

Read more …

Our Partners

Statistics

Members: 465
News: 362
Web Links: 50
Visitors: 4462804
Femmes et vie Publique: Compte Rendu par Yasmine Berriane PDF Print E-mail

 

 

COMPTE RENDU

 

Conférence – ‘Femmes et vie publique : renforcement des capacités et participation dans le domaine des études et recherches sociales’

Bloudan (Syrie), 22-24 Juillet 2007

 

Par Yasmine Berriane

 

 

 

Le MERC (Middle East Research Competition) a organisé, en collaboration avec l'Organisation des Femmes Arabes (Arab Women Organisation) et la Commission Syrienne des Affaires Familiales, une conférence portant sur 'Femmes et vie publique: Renforcement des capacités et participation dans le domaine des études et recherches sociales'. La conférence s’est tenue du 22 au 24 Juillet 2007 à Bloudan, dans les environs de la ville de Damas. Ayant participé à cette manifestation, je livre à nos lecteurs un bref compte rendu des travaux de la rencontre

 

La conférence s’est distinguée, dans un premier lieu, par la diversité de ses participants. Premièrement, d’un point de vue géographique: la Syrie, la Libye, l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie, Bahrayn ainsi que le Maroc étaient représentés. Deuxièmement, d’un point de vue institutionnel puisque les organisateurs ont tenu à inviter des chercheurs universitaires ainsi que des acteurs associatifs pour permettre de varier les approches. Enfin, d’un point de vue générationnel : au côté de chercheurs et d’acteurs associatifs confirmés, un petit nombre de chercheurs ‘en herbe’ fraîchement diplômés ou doctorants a eu également l’occasion de se faire entendre. Cette diversité a permis de varier les approches tout en enrichissant le débat.

 

Les thématiques abordées étaient également très diverses. Pour avoir une idée générale sur les différentes contributions je vous propose de jeter un coup d’œil au programme de la conférence qui est téléchargeable sur le site du MERC. D’une manière générale, ces contributions :

  • faisaient ou bien l’état des lieux de la recherche scientifique sur la question de la participation féminine dans la vie publique dans le monde arabe
  • ou alors analysaient les rapports régionaux publiés sur la question en mettant surtout l’accent sur le rapport mondial sur le développement humain.
  • présentaient des études de cas de leurs pays d’origine
  • traitaient de thématiques relatives à la participation féminine abordée en fonction de sa relation à l’Etat nation, aux rapports de force liés au pouvoir, aux politiques publiques, à l’establishment religieux, aux syndicats et à la dichotomie sphère publique/sphère privée.

 

Les enseignements à tirer des différentes communications présentées et discutées sont nombreux. Mais je me limiterai volontairement aux points soulevés qui ont particulièrement attiré mon attention.

 

1) La recherche scientifique sur la question de la participation féminine ainsi que les rapports publiés par divers organismes internationaux et nationaux sur la question construisent leurs descriptions et analyses principalement sur des données chiffrées et sur des statistiques. En d’autres mots, c’est ici la participation quantitative des femmes à la vie publique qu’ils traitent. Cet aspect est certainement important car il permet de donner une vue d’ensemble des évolutions du phénomène. Pourtant, il réduit énormément l’approche et peut même induire l’observateur en erreur. En effet, une croissance du nombre de femmes actives dans la vie publique dit peu ou rien sur la nature de cette participation (qui reste d’ailleurs très souvent purement symbolique). La plupart des intervenants ont donc déploré le fait que les recherches privilégiant une approche plus qualitative de cette participation restent extrêmement rares.

 

2) Une grande partie des travaux traitant de la participation féminine dans le monde arabe partent très souvent du même point de départ : la femme est une victime, elle est sous représentée sur la sphère publique. Ensuite, ils finissent tous par arriver à la même conclusion : il faut promouvoir une plus grande participation féminine. Quoi de neuf alors? Ne faudrait-il pas plutôt varier le point de départ? Aller voir du côté des success stories? Arrêter de considérer la femme comme une victime mais également comme un acteur clef qui souvent joue un rôle central dans la perpétuation de modèles de fonctionnement sociaux?

 

3) La recherche a tendance à se concentrer sur les ‘élites’. D’une part, en tant qu’acteurs à étudier et d’autres part en tant que public qui va lire, débattre et discuter des problèmes sociaux. Il faudrait œuvrer à intégrer d’autres couches sociales ; que ce soit en tant qu’objet de recherche ou en tant qu’acteurs du débat public autour de la participation féminine dans la vie publique.

 

4) Il faudrait penser à réintégrer le local dans le champ de l’analyse. Pourtant une concentration sur le micro devrait également s’accompagner d’une réflexion autour du passage qui peut se faire du micro vers le macro, de l’acteur social vers l’acteur politique.

 

5) Il faut dépasser le cadre d’analyse mettant au centre de la question les rapports de forces entre hommes et femmes et la domination masculine. Il faudrait oeuvrer à inscrire l’analyse également dans un cadre plus large incluant les rapports de force politiques et sociaux qui jouent un rôle central dans la construction du discours et de l’opinion publique.

 

Si ces quelques points vous ont mis l’eau à la bouche, alors je vous propose de jeter un coup d’œil à l’ouvrage qui sera publié sur la base de cette rencontre. La date de parution n’est pas encore fixée mais nous vous informerons sur le blog du GREGaM dès que nous en saurons plus.

 

Pour finir, quelques remarques plus générales et peut-être plus critiques sur le déroulement de la rencontre. Il aurait été peut-être souhaitable de consacrer une séance aux problèmes théoriques et conceptuels qui se posent lorsque l’on traite de questions relatives à ‘la vie publique’, au ‘genre’ et à la ‘participation politique’. Ces concepts peuvent être compris et utilisés de façons différentes. Or, tout au long de la rencontre, on ne pourra nier la tendance de tous à utiliser, certes, les mêmes mots mais en donnant très souvent des significations différentes – significations qui n’étaient malheureusement pas toujours spécifiées et définies au préalable par l’intervenant. Je déplorerai également le fait que les communications étaient souvent tellement variées que les panels mis en place par les organisateurs ne suivaient pas vraiment de logique très claire. Il s’agissait très souvent d’un mélange assez éclectique qui rendait un peu plus difficile à mon avis le débat autour d’axes communs.

 

Cliquer ici pour acceder au blog du GREGaM (Groupe de recherche et d'études sur le genre au Maroc)

 

 
< Prev   Next >

Language Selection

  • English
  • French
  • Arabic

Awarded by MERC


Gallery

JSN ImageShow - Joomla 1.5 extension (component, module) by JoomlaShine.com